Après les attaques du 25 avril à Bamako et dans plusieurs localités du pays, que peut faire la CEDEAO malgré la rupture diplomatique ?
L’organisation sous-régionale ouest africaine s’est contentée d’un seul communiqué de condamnation. La CEDEAO a qualifié les attaques « d’actes odieux » et appelé à « une mobilisation unifiée de toute l’Afrique de l’Ouest ». Par ailleurs, aucun sommet d’urgence à Abuja sur la situation du Mali ainsi que l’évolution du terrorisme dans cette région du Sahel. Le Nigeria, poids lourd régional, surveille de très près l’évolution de la situation. Une déstabilisation totale serait une menace directe pour sa propre sécurité au nord. Le Sénégal a condamné fermement, exprimant sa solidarité et appelant à un renforcement de la coopération régionale. Et d’autres pays de la région ont condamné ses attaques terroristes. L’Alliance des États du Sahel regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays sont dirigés par des militaires et se sont rapproché politiquement depuis 2023.
